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Claude Bera inquiet pour la filière du Maroilles

Des champs à l'assiette

Consommer du Maroilles pour soutenir les producteurs des Hauts-de-France, en détresse économique depuis le début du confinement dû au Covid-19

Claude BERA est éleveur laitier et président du Syndicat du Maroilles. Avec la crise du Covid-19, la filière est en grande difficulté. Qu’il soit fermier ou industriel, le célèbre fromage nordiste immortalisé par le film culte « Bienvenue chez les Ch’its » dans une scène oh combien mémorable avec Dany Boon, Kad Merad et Line Renaud, fait face à une forte baisse des ventes. Avec l’épidémie de coronavirus et les mesures de confinement, la filière Maroilles connaît des difficultés importantes avec une baisse de production de l’ordre de 70%, due à la fermeture des restaurants et la réduction des ventes en grandes et moyennes surfaces.

Une catastrophe pour ce secteur d’activité qui regroupe près 120 producteurs de lait. Ce brutal ralentissement de l’activité ainsi que l’arrêt total de certaines fromageries inquiètent par ailleurs les responsables de la région Hauts-de-France, à l’image de Marie-Sophie Lesne, la vice-présidente en charge de l’agriculture. Elle a lancé la semaine dernière une campagne d’information et de mobilisation pour sensibiliser les professionnels mais aussi les consommateurs.


« Nous avons besoin de l’aide du consommateur qui achète moins de maroilles pour sa consommation à domicile. » Marie-Sophie Lesne, vice-présidente de la Région des Hauts-de-France en charge de l’agriculture.


Pour soutenir les producteurs de Maroilles sans oublier l’ensemble des filières des Hauts-de-France, la région s’engage à lancer une grande campagne de communication, notamment à travers le hashtag #JeMangeLocal. En parallèle, la région a mis sur pied la plateforme ouacheterlocal.fr, outil qui permet de localiser les producteurs sur une carte interactive.

Pour la petite histoire, ce fromage historique trouve ses origines au VIIe siècle sous le nom de Craquegnon. ll était fabriqué par les moines de l’abbaye de Maroilles. Aujourd’hui, ce dernier est réalisé à partir de lait cru emprésuré. Salé au démoulage, il est ensuite déposé en hâloir où il se couvre d’une légère moisissure bleue. Son affinage se déroule dans des caves humides aux caractéristiques naturelles, des soins tel que le brossage lui sont apportés régulièrement, il se colore alors d’une belle robe orangée.

#LaQuotidienne en mode confinement. En toute indiscrétion enregistrée en duplex (Nantes-Aix-en-Provence-La Thiérache). Merci à Michael Armand
L’invité du 28 avril 2020 : Claude BERA, président du syndicat du Maroilles.
Il répond aux questions de Jerome Armand et de Henry Salamone / Tvdeschefs

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