Loading...

Babette de Rozières interpelle le gouvernement

Des champs à l'assiette

La cheffe guadeloupéenne Babette de Rozières se dit contre l’ouverture des restaurants le 11 mai, date du déconfinement. « Il faut, dit-elle, un véritable plan d’accompagnement pour les petits restaurants. Sinon, on est voué à disparaître. »

Cheffe de son restaurant à Maule La Case de Babette , animatrice de son magazine sur My Cuisine, auteure de livres mais également conseillère régionale Ile-de-France auprès de Valérie Pécresse, Babette de Rozières s’apprête à rester confinée après le 11 mai. Tant qu’il le faudra. Et la réouverture de La Case de Babette n’est pas d’actualité. Loin de là. Pour sa sécurité, mais aussi pour celle de la clientèle. « Ouvrir sans aide de l’Etat, c’est voué à disparaître. Ce sera une véritable catastrophe à tous les niveaux. N’oublions pas l’agro-alimentaire car la restauration, c’est aussi l’agro-alimentaire. On est lié […] Nous sommes fragiles et la clientèle est éphémère. Et, espérer qu’elle sera là dès le 11 mai, est une utopie. »

Autre dossier en suspend : Le Parcours de la Gastronomie. Alors qu’elle est sur le dossier de la Cité internationale de la Gastronomie qui devrait être installée à Rungis aux alentours de 2025, et avant que la Cité ne sorte de terre, elle propose de mettre en place un parcours gastronomique en Ile-de-France. Et, pour assoir ce parcours, elle a choisi des endroits clefs liés à la gastronomie : l’Hôtel de la Marine dans Paris, La Halle Gourmande de Saint-Ouen, près des puces, la Vieille Poste en face du potager du Roi à Versailles pour expliquer, entre autre, les légumes oubliés. Mais également, le Pavillon de la France de l’exposition universelle de Millan qui sera reconstruit à Roissy, ainsi que la Cité du Goût à Noisiel. Le tout devant progressivement être ouvert entre 2020 et 2024…

Fin janvier, début février 2021, à la Porte de Versailles, Babette de Rozières espère inaugurer la 6e édition du Salon de la Gastronomie des Outre Mer et la Francophonie qu’elle a fondé. Débats, conférences, et autres démonstrations culinaires sont au programme. Le tout sur 6000 mètres carré, histoire de donner toutes ses lettres de noblesse à la cuisine créole. Une étude du ministère des outre-mer, passée inaperçue lors de sa publication en septembre 2018, dresse un triste constat pour l’ensemble des territoires ultramarins. Leur cuisine reste méconnue, pâtit d’un manque de reconnaissance et peine à s’intégrer dans le récit gastronomique national.

#LaQuotidienne en mode confinement. En toute indiscrétion enregistrée en duplex (Nantes-Aix-en-Provence-Maule). Merci à Michael Armand
L’invitée du 29 avril 2020 : Babette de Rozières, cheffe du restaurant La Case de Babette. Elle répond aux questions de Jerome Armand et de Henry Salamone / Tvdeschefs
QU'EN AVEZ-VOUS PENSÉ ?

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *