BANDE-ANNONCE

Adaptée librement d’un roman suisse de Marcel Rouff paru en 1924, l’histoire s’immisce dans la vie intime d’un gastronome inspiré, Dodin Bouffant, et de sa cuisinière hors pair, Eugénie.

Dans cette campagne de la fin du XIXe siècle où les plats sont de saison et les ingrédients viennent du potager, le couple vit un amour heureux et sans nuages, avec pour unique vecteur la nourriture, pour seul cadre leurs fourneaux et leurs recettes en guise de mots doux. Jusqu’à ce que la santé fragile de l’un des deux ne vienne bouleverser cette idylle parfaite, le film n’est que sauces, bouillons, pâtes feuilletées et petits légumes…

Et le film a de quoi dérouter. La preuve en est faite d’entrée de jeu : dans une cuisine du XIXe siècle, un vertigineux défilé de plats se prépare et, pendant près de trente minutes, le spectacle se passe totalement de musique (il n’y en aura pas non plus après) et quasiment de mots. Les seuls vraiment décisifs à être prononcés font résonner comme une parole sacrée la liste des ingrédients de la sauce bourguignotte.



Un menu gargantuesque digne des disciples d’Escoffier que Juliette Binoche et Benoît Magimel ont dû composé grâce aux recettes imaginées par Pierre Gagnaire, chef étoilé pour le film de Tran Anh Hung, La Passion de Dodin Bouffant. Le chef du restaurant Gaya et de l’hôtel Balzac est le vrai cuisinier du film qui représente la France aux Oscars.

Les spectateurs sont donc prévenus, mieux vaut avoir réservé dans un bon bistrot à la sortie du cinéma ! En effet, pendant deux heures et quart, ce long métrage vous donne davantage faim qu’autre chose.

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